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L’article « Les dérives du microcrédit au Maroc, le regard d’un investisseur social et solidaire », contribue à analyser les tenants et aboutissants de la crise qui a marqué le pays, au travers de l’expérience de la SIDI.

La microfinance a connu au Maroc un développement fulgurant qui lui a permis pour un temps d’être perçue comme une réponse substantielle à la démission de l’Etat-Providence et au défi de la pauvreté. Face à la montée des revendications de démocratisation du pouvoir de l’Etat marocain et d’éradication de la corruption, les demandes catégorielles et corporatistes ont été largement favorisées par l’Etat, y compris lorsqu’elles impliquaient le non-respect des règles et des lois, pourvu qu’elles ne remettent pas en cause la nature du régime. Des clients d’IMF y ont vu l’opportunité d’obtenir des prêts et de ne pas les rembourser, et des militants anticapitalistes en ont profité pour remettre en cause le principe même de la dette et de combattre la microfinance qu’ils considèrent comme un simple adjuvant du capitalisme. Les AMCs ont pu surmonter les effets de cette  » vacance du pouvoir  » sans révisions fondamentales de leurs stratégies.Toutefois, le secteur du microcrédit, constitué uniquement d’associations sans but lucratif dont la mission est de combattre l’exclusion financière des pauvres, a encore des progrès substantiels à réaliser dans la qualité de ses services financiers.

 

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19 janvier 2017