8,5 millions de personnes en situation de pauvreté en France, un chômage qui culmine à 10% de la population active, un retard considérable dans la production d’énergie renouvelable, une agriculture de plus en plus décriée, sont autant d’enjeux auxquels nous devons faire face. Parallèlement, partout en France et dans le monde, les citoyens se mobilisent pour trouver des solutions, pour mieux se nourrir, mieux voyager, aider les plus précaires d’entre nous, économiser l’énergie ou préserver la planète. Mais ces défis sociétaux posent une question centrale : la question de leurs financements.

Les acteurs de la finance solidaire estiment qu’il n’est pas raisonnable de financer le monde qui est en train de s’inventer avec la finance d’hier

Avec 8.5 milliards d’euros d’encours et plus d’un million d’épargnants, la finance solidaire a fait ses preuves et n’est plus une finance de niche. Sur l’année 2015, elle a permis le développement de 1 900 entreprises et associations, la création et consolidation de 31 000 emplois et le relogement de 4 500 personnes.Mais elle reste encore trop peu visible des citoyens et des entrepreneurs. Si les initiatives et les engagements pris depuis 2001 par les Gouvernements successifs sont à saluer, ils restent très en deçà des besoins constatés sur le terrain

L’engagement politique est aujourd’hui nécessaire pour faire en sorte que la finance solidaire change d’échelle et donne à l’économie solidaire les moyens de son développement

Elaborées à l’issue d’une large concertation, Finansol, le collectif des acteurs de la finance solidaire, formule 10 propositions à destination des candidats aux élections présidentielle et parlementaires visant à créer un environnement et un cadre juridique et fiscal favorisant son développement.

Deux priorités :

    • Développer l’assurance-vie solidaire : aujourd’hui le seul placement d’épargne pour lequel les citoyens n’ont pas la possibilité de choisir l’orientation de leurs dépôts. L’assurance-vie représente 1/3 de l’épargne des Français soit 1 600 mds €
    •  Ouvrir l’investissement solidaire aux investisseurs institutionnels (caisses de retraite, assureurs, fondations). Les institutionnels n’ont pas l’autorisation de financer l’ESS car elle est considérée comme risquée. L’ESS représente 10% de l’économie et s’est montrée bien plus résiliente durant les crises

Finansol ne souhaite pas agir seule. Le collectif a trouvé des alliés pour de nombreuses propositions : Financement Participatif France (FPF), le Centre Français des Fonds et Fondations (CFF), le Réseau des administrateurs de l’Investissement Responsable (RAIR), et le Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (MOUVES).

 

Pour aller plus loin

 

Lire la synthèse du Livre Blanc

Lire le livre Blanc dans son intégralité

Pour soutenir ces 10 propositions, Finansol s’associe également à 1001PACT, plateforme d’equity crowdfunding, et lance une pétition afin que les citoyens incitent les pouvoirs publics à développer la finance solidaire.

 

SIGNER LA PETITION

27 février 2017