La Conférence Centraméricaine et Caribéenne de la Microfinance est organisée par le Réseau Centraméricain et Caribéen de la Microfinance (REDCAMIF) depuis 2002 dans le but de fédérer et d’améliorer les pratiques des acteurs de la microfinance dans la région.

La 9ème édition de cette Conférence sur « l’inclusion financière dans un contexte difficile et concurrentiel » s’est déroulée cette année au Salvador du 22 au 24 août et a réuni près de 800 personnes dans la capitale. La SIDI s’y est rendue pour participer aux réflexions autour des principaux enjeux du secteur, notamment au sujet du développement de la finance digitale, de la forte concurrence dans le secteur, de l’impact économique de la crise politique et sociale au Nicaragua (en savoir plus) et de la complexification du cadre règlementaire peu adapté aux exigences sociales de la microfinance.

Le REDCAMIF qui rassemble sept réseaux nationaux de microfinance (Salvador, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama, République Dominicaine) concentre près de 141 IMF, qui desservent 1,8 millions de clients (dont 59% de femmes), avec un portefeuille cumulé de 2,4 milliards de dollars investi à 38,5 % dans les zones rurales. Si le secteur se caractérise par une forte maturité, il a une tendance manifeste à la concentration liée à la complexification du cadre règlementaire et à la concurrence forte. Le REDCAMIF permet de regrouper les IMF de la région et ainsi d’influer sur les politiques économiques et sociales pour améliorer l’environnement dans lequel elles évoluent.

Afin de renforcer son soutien aux IMF d’Amérique Centrale et des Caraïbes, la SIDI a signé une convention de coopération avec le réseau REDCAMIF à l’occasion de cette conférence. Cette alliance témoigne de la volonté de la SIDI de continuer à avoir une forte présence dans la région car même si les taux de croissance de la microfinance sont assez élevés, 40 % de la population se trouve sous le seuil de pauvreté et la pénétration des services financiers et bancaires reste encore inégale selon les zones. La SIDI et le REDCAMIF se sont ainsi engagés à promouvoir ensemble le développement de produits et de services financiers et non financiers dans les zones rurales, notamment pour une meilleure intégration des femmes et des jeunes, l’adaptation des producteurs au changement climatique et l’accompagnement vers des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement. La SIDI confirme ainsi sa volonté d’engager la dynamique de Transition Ecologique et Sociale (TES) comme axe central de son intervention pour les prochaines années.

3 septembre 2018