« Je m’appelle Samwel Nguku Kaniu. Je viens du village de Githunguri. » C’est une ville agricole du comté de Kiambu, dans l’ancienne province centrale du Kenya.
« Dans ma ferme, je cultive des choux de diverses variétés et des épinards. J’ai commencé à élever du bétail en 2007. Aujourd’hui, nous avons quatre vaches laitières et un petit veau.
Cette ferme est un héritage de mes parents. La superficie du terrain est d’un peu moins d’un hectare. Je produis généralement entre 50 à 60 litres de lait par jour, et je l’apporte à notre coopérative du village pour faciliter sa conservation.
J’utilise du fumier organique issu du bétail pour le maraîchage, ce qui me permet de maintenir la fertilité des sols.
Je suis client de Bimas depuis trois ans et j’ai contracté trois prêts pour le moment. Actuellement, je rembourse un prêt de 140 000 shillings (environ 900€). Le premier a servi à creuser un puits pour l’eau.
Grâce au deuxième, j’ai labouré la terre, cultivé, acheté des semences, puis acheté une génisse. Avec le troisième prêt, j’ai acquis une moto qui me permet de me déplacer plus facilement. J’emploie trois à quatre personnes sur mon terrain qui m’aident à cultiver, à planter les semis et à arroser les cultures.
Ma famille et moi rencontrons des défis majeurs. Parfois, l’eau se fait rare. Nous ressentons également la crise économique que traverse mon pays. Ce n’est pas facile.
Je fais partie d’un groupe de clients Bimas composé de sept personnes. J’ai entendu parler de cette institution de microfinance grâce à un ami de mon voisinage.
Une de mes priorités est de sortir de la pauvreté et de permettre à mes enfants d’aller à l’école, de s’éduquer. »
