APODIP, basée dans le nord du Guatemala, l’une des zones les plus pauvres et les plus sensibles au changement climatique, est d’abord une ONG qui a peu à peu organisé les communautés indiennes avoisinantes autour de la production de café, puis de cacao. Grâce à l’appui indéfectible d’Ethiquable, APODIP a construit une petite usine de transformation de pâte de chocolat — la seule du pays — qui permet de donner de la valeur ajoutée supplémentaire à leur production.
Le Guatemala est le pays le plus peuplé d’Amérique centrale, mais aussi le plus diversifié sur le plan culturel, et celui dont l’économie est la plus dynamique. Son développement a longtemps été obéré au sortir de la guerre civile des années 1980 par une alliance entre l’armée, les secteurs conservateurs et les oligarques débouchant sur une corruption endémique. C’est un pays très inégalitaire : entre Guatemala City et le reste du pays, entre les nombreuses communautés indigènes et les métis.
APODIP a un double impact. D’une part, en accompagnant les communautés indiennes Q’eqchi vers l’autonomie alimentaire (culture vivrière) grâce à un réseau de techniciens et de promoteurs communautaires. D’autre part, en créant de la valeur ajoutée par la transformation de certaines productions, comme le café, le cacao et le maïs. La petite unité industrielle de production de pâte de cacao, située dans l’une des zones les plus pauvres du pays, représente également un levier important de développement dans un pays encore marqué par de très fortes inégalités.







